After a much too long pause from writing on my beloved blog, I AM BACK, plus peppée et fofolle que jamais!! Yeaaahhh!!!

C’est que, liebe Freunden, j’ai été bien absorbée par ma nouvelle vie munichoise et je me considère maintenant “fully adapted to the European lifestyle“!
La petite Maskoutaine ayant habité 7 ans à Montreal peut maintenant parler allemand assez bien pour comprendre et se faire comprendre à 80%. Elle fait maintenant toutes ses auditions et entrevues d’embauche dans la langue de Goethe, peut faire des petites blagues et jeux de mots oh-she-is-so-sweet-and-funny durant les soirées mondaines et même engueuler poliment au téléphone les tites madames légèrement simple d’esprit travaillant pour sa police d’assurance qui lui font perdre patience, surtout lorsqu’elle doit appeler trois fois pour la même raison! Elle capoooote!!!
Elle prend le temps de faire son marché à tous les jours chez ses petits épiciers locaux, paie moins de 5 Euros pour une excellente bouteille de vino et cuisine avec amour de bons petits plats pour son British chouchou! (Oui, elle utilise du sirop d’érable partout, dès qu’elle le peut, même dans le English Breakfast tea-ah de son chouchou, c’est un must! Elle songe à établir un réseau de contrebande du Ahornsirup, car elle trouve que le sirop allemand, c’est vraiment pas aussi goûteux que celui de che’ nous!)
De mars à fin novembre, elle fait sa fraîche sur son super vélo rose, style hollandais donc sans changement de vitesse (Thank God, Munich est une ville super plate, dans le sens de sans dénivellation!) qu’elle utilise pour se déplacer partout en ville et attire toujours les regards d’admiration ou d’incompréhension des passants! Son petit panier lui permet de faire les courses tellement plus efficacement! Le métro, le bus et le tram? Pour les jours de pluie, de neige ou de grand froid seulement! (Avis aux étudiants et voyageurs fauchés: entre qui veut dans les moyens de transport, avec ou sans billet. Cependant, de temps en temps, des contrôleurs vérifient les billets et rédigent une amende de 40 Euros aux vilains contrevenants…)

Pour voir du pays ou prendre part à diverses auditions et compétitions vocales, elle utilise le train ou l’avion pour se déplacer facilement, rapidement et à prix raisonnable. Elle est vraiment fière d’elle lorsqu’elle déniche des offres spéciales qui lui permettent de s’offrir des déplacements jet-set en première classe du TGV! Elle est transportée de joie en entendant: Encore un petit verre de vino avec votre repas, madame? C’est compris dans votre ticket!
Elle a la chance incroyable de travailler pour le magnifique Bayerische Staatsoper qui lui permet d‘assister gratuitement ou à prix très modique à de nombreux opéras, ballets et concerts divers. Et comme elle aime partager sa passion pour la musique classique à son entourage, elle n’hésite pas à dénicher, lorsque possible, de très bons billets pour presque rien à tous ceux qui le lui demandent. (Elle accepte les bijoux, robes et souliers de designers en guise de remerciement.)

Lors des visites guidées de l’Opéra de Munich qu’elle donne en français et en anglais, les participants, enchantés par son enthousiasme, son humour et son charme divin, ne manquent pas de la supplier de leur chanter quelque chose. Elle s’exécute donc de bonne grâce en entonnant l’air de Marguerite, en plein milieu de la deuxième plus grande scène lyrique d’Europe qui, dans quelques années, elle le sait, elle le sent, l’engagera comme chanteuse soliste de renommée intergalactique (il faudrait d’ailleurs qu’elle commence à envoyer son CV dans l’espace si elle veut atteindre ce but un jour…)!

Elle rencontre et se lie d’amitié avec des gens formidables qui proviennent d’un peu partout à travers le monde. Dans son cercle de connaissances, c’est normal de parler plusieurs langues et de switcher back and forth d’une langue à une autre. Allemand, anglais, français. C’est si beau! Et, on top of that, on ne se disloque pas la mâchoire d’étonnement en entendant le mot chanteuse d’opéra! Cet emploi fait partie intégrante de la culture européenne et surtout, de la société allemande.

L’Allemagne possède plus d’une centaines de maisons d’opéra, toutes supportées en partie par le gouvernement allemand, d’où le prix très abordable des billets, la possibilité de présenter un minimum de 200 performances par année, une plus grande liberté dans le choix du répertoire et des mises en scene souvent très modernes et… Euro-Trash à nos yeux de Nord-Américains!! Les gens travaillant pour les maisons d’opéra sont des employés de l’État et reçoivent tous les bénéfices d’un employé du gouvernement. Que ce soient les chanteurs, musiciens, chefs d’orchestre, choristes, danseurs, metteurs en scene, éclairagistes, concepteurs de décor, technicien de scène et figurants, mais également les couturiers, perruquiers, artiste-maquilleurs, peintres, serrurier, charpentiers, menuisiers, etc. Et que dire de tous les employés travaillant dans les bureaux de la maison d’opéra? Marketing, administration, ressources humaines, recrutement, etc. A l’Opéra de Munich, il y a 1000 employés à temps plein, dont 120 techniciens de scène. L’opéra est une véritable fourmilière où tout le monde doit travailler fort, bien et avec précision. Vous devriez voir les ateliers de costumes… On dirait l’atelier du Père Noël!
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter pour une visite guidée très instructive, intéressante et divertissante de l’Opéra de Munich!

Mais bon, Isabelle, oui, c’est bien beau, Munich, l’Allemagne, l’Europe, la la la! Mais… tu ne t’ennuies pas un peu de ton Québec natal?
…
Mais oui, bien sûr! Un peu. Hum. hum.
En fait, s’il y a deux choses dont je me suis ennuyée le plus, mises à part ma famille d’amour et mes amies chéries, ce sont, tenez-vous bien…
La poutine et la Tivi québécoise!
Lorsque je suis retournée au Québec en août dernier, après plus d’un an passé en Europe, je ne cessais de vouloir manger de la poutine. Bon, j’en ai mangé trois fois en trois semaines et ça m’a rassasié. Mais, je ne sais pas pourquoi, même si ce n’est pas dans mes habitudes de manger ce plat si gastronomiquement raffiné sauf après une bonne soirée bien arrosée entre ami(e)s, j’avais trooooop envie d’une poutine!!! Et l’envie s’est prolongée à mon retour en terre allemande, terre sans poutine.
O Namenlose Freude! De retour à Munich, j’ai découvert…
Le restaurant Joe&Ben!

Ce Canadian Restaurant, Bar & Marché propose de bonnes poutines (régulière, au chili ou à l’italienne), depuis quelques mois à peine, lors de ses Poutine Party. Joe, c’est Jochen Esquilant, un Montréalais exilé en Allemagne depuis plusieurs années déjà. Il a dû se battre pour pouvoir servir sa poutine à Munich, car les ingrédients ne sont pas faciles à trouver! Il rapporte des valises pleines de sauce à poutine en poudre St-Hubert de ses voyages au Québec et se fait livrer son fromage squitsch-squitsch par UPS, directement de la ferme laitière Westcombe, au Somerset, en Angleterre. Le journaliste et auteur Peter Novak a d’ailleurs consacré l’un des articles de son blogue à l’exportation de la poutine à l’étranger, si vous voulez en savoir davantage à propos de Joe!
Et les téléromans québécois, vous me direz?

Mon chéri est un geek. Et comme mon geek est un amour et qu’il mourait également d’envie d’écouter ses British TV Shows, il nous a déniché un VPN qui nous permet de visionner toutes nos émissions favorites sur internet! À moi Tout le monde en parle, Mauvais Karma, Les Parents et Adam&Eve!!! J’capoooote!!!! (Et oui, chouchou a appris de vilains mots québécois! C’est étrangement tout ce dont il se souvient!)
So, opéra, vino, vélo, voyages, poutine et téléromans québécois tout un sirotant un English Tea-ah aromatisé au sirop d’érable: qu’est-ce qu’une fille pourrait demander de mieux?
La vie est belle pour Isabelle!
